Antifoulings toxiques: de nouvelles alternatives (DOSSIER)

Les conséquence des salissures (mot français pour le »fouling »)

La Recherche a recensé au moins 25000 espèces susceptibles de participer à la salissure des coques de bateaux ou de structures immergées. Les animaux ou végétaux faisant partie du fouling sont en particulier les vers marins, les éponges, certains tuniciers (animaux ayant un début de colonne vertébrale et un cœur mais vivant fixés seuls ou en colonies sur les coques des bateaux en particulier) , les algues unicellulaires, des crustacés comme les balanes etc..
Les salissures qui peuvent détériorer et alourdir la coque des navires de plus de 150 kg par mètre carré est aussi responsable de la consommation d’au moins 40% de carburant en plus ou d’une perte de vitesse de 15 % pour les bateaux de régate par exemple. Autant dire que sous l’aspect écologique se cachent d’autres facettes dont certaines de nature économique et sociale.
Les conséquences au niveau du changement global sont aussi présentes : avec l’augmentation des transports d’un océan ou d’une mer à l’autre, des organismes vivants opportunistes et véhiculés par les salissures (mais aussi par les eaux de ballast des cargos) peuvent envahir d’autres zones jusqu’ici non colonisées et poser de réels problèmes aux écosystèmes natifs. Elles deviennent des espèces envahissantes avec le cortège d’inconvénients qui s’en suit.

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