Comment capter le CO2 atmosphérique…et plus avec des micro algues !

Quels sont les débouchés pour ces microalgues ?

Les débouchés sont déjà multiples pour les systèmes classiques actuellement exploités. La cosmétique, les additifs alimentaires et le médical utilisent des productions en mono souche, c’est à dire une seule famille.
Pour des « prairies » de micro algues marines en milieu ouvert et confinées, telles que nous les imaginons, les débouchés pourraient être eux aussi multiples mais restent à démontrer. La piste du biofuel issu des micro algues n ‘est pas encore mature car la production de masse à l’échelle planétaire n’existe pas encore et que le coût de production est aujourd’hui beaucoup plus élevé que le pétrole. La piste de l’alimentation animale semble plus prometteuse et elle est actuellement à l’étude à l’IFREMER Palavas. D’autres idées sont envisagées comme la production de biomasse végétale marine pour la méthanisation (énergie) ou plus originale, pour produire des papiers recyclables.

Où en êtes-vous actuellement de votre démarche de validation de ce procédé de valorisation des fumées industrielles ?

Un projet de pré-faisabilité ( Vasco1) sur une surface de 12 m2 s’est terminé fin 2012. Il a duré quelques mois au printemps et il a permis de montrer que ce système fonctionne et que l’on peut dissoudre dans une lagune artificielle des taux intéressant de CO2 jusqu’à un seuil permettant l’épanouissement de la culture. Les premières analyses montrent que la valeur nutritive du consortium de micro algues marines naturellement installé a un profil nutritif situé entre le maïs et le soja.

consortium de micro algues

Système expérimental de captage de CO2 industriel par un consortium de µalgues. Copyright C.Przybla (Ifremer)

Une seconde phase (Vasco 2) est en préparation sur un pilote de 200 m2 avec de vrais fumées dans la région de FOS/Mer. Avec les partenaires scientifiques (IFREMER ,CEA), des industriels ainsi que les institutions locales (SAN Ouest, GPMM, Région PACA), nous allons aller plus loin en apprenant aussi à gérer et récolter ces organismes de 2 à 30µm en évaluant le potentiel d’utilisation de la matière sèche produite. Si nous considérons que la production de masse est possible, il faudra inventer une sorte de « moissonneuse- batteuse » pour récolter ces micro-organismes invisibles à l’œil nu. Nous y travaillons avec la collaboration de la société Coldep implantée sur le site de l’Ifremer de Palavas.

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