Comment capter le CO2 atmosphérique…et plus avec des micro algues !

Justement, que faire avec cette biomasse produite par ce système de bio remédiation ?

Parmi les pistes évoquées plus haut, à l’IFREMER de Palavas nous dirigeons nos recherches vers l’utilisation des facteurs nutritionnelles de la micro algue marine pour l’alimentation des poissons d’aquaculture et plus spécialement les poissons marins. Les premiers tests d’inclusions à faible niveau de substitution de protéines et lipides issus d’une souche unique de micro algue marine dans la ration des poissons d’aquaculture sont en cours. Les premiers résultats sont prometteurs avec une souche, mais quand est-il pour lorsqu’il s’agit d’un « cocktail d’algues » ?
C’est ce que nous allons réaliser dans le cadre de Vasco 2, une ration expérimentale d’aliment pour poissons avec un consortium d’algues bio remédiatrices, qui auront à double titres une fonction utile. Nous sommes au début de l’aventure qui associe de multiples compétences à la fois sur les besoins nutritionnelles du poisson ainsi que sur la physiologie de croissance.

Quels sont les paramètres qui font que ce type de système devrait se concrétiser dans le futur ?

Même si le parcours scientifique reste long, l’idée d’un système de production de biomasse végétale ayant en premier lieu une notion de service rendu à la société devrait faire son chemin. Si vous associez à cela des marchés économiques et une disponibilité de surfaces cultivables représentant 70 % de la planète, on peut considérer que la projection de l’homme vers une agriculture de la mer peut être une réalité dans le futur.
L’autre argument est la simplicité de mise en place du système dans toutes les régions du monde car c’est l’environnement qui placera les espèces de micro algues locales dans ce système de production qui ne se trouve pas en concurrence avec un système consommant de l’eau douce et donc potable.
Si l’on observe les sites de production de fumées industrielles, ils se situent majoritairement au bord de la mer pour des raisons de transfert de matières premières (gaz, comptoirs pétroliers, zones échanges). L’industrie pétrolière est pleine mutation à cause de la raréfaction de sa source fossile qui majoritairement est issue de la décomposition de micro algues voilà plusieurs millions d’années. Utiliser des cellules algales marines vivantes pour bio remédier nos effluents gazeux et liquide, pourrait aider la mutation de ce secteur par une conversion des sites raffineries pétrolières vers la biochimie verte… et marine.

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